Hello!
Enormément de personnes connaissent ce texte, pourtant, je le publie aujourd'hui. Parce que je trouve qu'on ne s'en lasse pas, qu'il est même bon de le relire de temps à autre, et pour tous ceux qui ne le connaîtraient pas encore..
Voici donc la version anglaise de "If" de Rudyard Kipling:
If you can keep your head when all about you
Are losing theirs and blaming it on you,
If you can trust yourself when all men doubt you.
But make allowance for their doubting too;
If you can wait and not be tired by waiting.
Or being lied about, don't deal in lies,
Or being hated, don't give way to hating,
And yet don't look too good, nor talk too wise:
If you can dream -and not make dreams your master
If you can think -and not make thoughts your aim
If you can meet Triumph and Disaster
And treat those two impostors just the same;
If you can bear to hear the truth you've spoken
Twisted by knaves to make a trap for fools.
Or watch the things you gave your life to broken,
And stoop and build'em up with worn-out tools:
If you can make one heap of all your winnings
And risk it on one turn of pitch-and-toss,
And lose, and start again at your beginnings
And never breathe a word about your loss;
If you can force your heart and nerve and sinew
To serve your turn long after they are gone,
And so hold on when there is nothing in you
Except the Will which says to them: "Hold on!"
If you can talk with crowds and keep your virtue,
Or walk with Kings -nor lose the common touch,
If neither foes nor loving friends can hurt you,
If all men count with you, but none too much;
If you can fill the unforgiving minute,
With sixty seconds' worth of distance run.
Yours is the Earth and everything that's in it,
And -which is more- you'll be a Man, my son!
Et la version française (traduite par André Maurois): "Si"
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre en un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir ;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un mot ;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi ;
Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser ton rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur ;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tous jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut mieux que les Rois et la Gloire
Tu seras un homme, mon fils.
Je vous laisse méditer,
Belle journée à vous.
Delphinette.
vendredi 23 octobre 2009
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5 commentaires:
Bonjour. Je t'invite à écouter ce texte mis en musique par Bernard Lavilliers sur l'album « If ».
Bonsoir 'saturnerifo'!
Je ne connaissais pas. Je l'ai trouvé sur youtube et j'ai trouvé cela magnifique. D'autant plus que reprendre un tel texte n'a pas dû être facile, de peur de ne pas rendre tout ce qu'il y a dedans. Un défi réussi pour Bernard Lavilliers en tout cas! Merci pour ce conseil :-)))
Un grand classique... toute ma vie ce texte... ca fait du bien de le relire ailleurs que dans mes pensées :-) Thx KKwet
En voici une version au féminin :
Si tu peux supporter l'idée qu'il est plus fort
Pas dans les joies du coeur mais dans les jeux du corps
Pour te désaltérer à la même fontaine
Si tu peux rapprocher ton âme de la sienne
Si tu sais te servir de ta beauté ma belle
Et pour lui faire plaisir t'encombrer de dentelles
Si le goût de tes nuits a celui des baisers
Si tu n'écoutes pas la voix des mal-aimées
Qui voudraient à tout prix te citer comme témoin
Au procès du tyran qui caresse ta main
Si tu as bien compris que source de la vie
Tu n'as rien de commun avec qui la détruit
Si tu lui donnes l'enfant qu'il te prie de lui faire
Comme un cadeau du ciel comme un fruit de la terre
Si tu remplis son coeur au fil de chaque jour
De ta tendre chaleur et de tes mots d'amour
Si tu peux l'écouter quand il chante trop haut
Et chanter avec lui pour que ce soit moins faux
Si tu prends le pouvoir certains soirs de rafale
Pour guider le bateau cap sur la bonne étoile
Si tu es, si tu sais, si tu fais tout cela
Comme des milliards de femmes qui l'ont fait avant toi
Et si dans son bonheur tu vois le tien qui brille
Ce jour-là tu seras une femme ma fille ma fille.
écrite par Michel Sardou et Pierre Delanoé
et interprétée par Michel Sardou:
Je vous reconnais bien là, Océania, de toujours dénicher 'LE' texte et de le partager :-) Merci beaucoup!
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